Le capital naturel

L’opposition dogmatique entre l’économie et l’écologie est la plus sure manière de détruire les deux.

Economie et écologie ont pourtant la même racine, Oïkos, le lieu de Vie, le foyer, la maison commune : Oïkos nomos et oïkos logos. Oïkos donne aussi Œtopia, Oïkos-topos. Seule une vision systémique permet d’optimiser le bon fonctionnement des sociétés humaines dans les systèmes vivants, gage de la pérennité de l’ensemble.

Le fonctionnement des écosystèmes produit des services dont nous bénéficions quotidiennement, individuellement et collectivement. Il s’agit des services écosystémiques, véritables dividendes du capital naturel.

On oublie en effet souvent que 40 % de l’économie mondiale dépend directement du fonctionnement du vivant, et que la plupart des entreprises ont des interdépendances fortes avec les écosystèmes. Ces interdépendances sont très souvent occultées par des grilles d’analyse cartésiennes qui ne peuvent en rendre compte, mais elles sont néanmoins réelles. Ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas mesurées qu’elles n’existent pas ! Les écosystèmes ne sont donc pas un vague principe extérieur aux peuples humains, mais bien au contraire le capital naturel sur lequel ces peuples peuvent construire leur avenir et leur bien-être.

L’économie dépend du bon fonctionnement des écosystèmes, et les entreprises sont toutes plus ou moins connectées au vivant. C’est juste une réalité, pas un dogme ni une idéologie.

Il est donc urgent que les gestionnaires économiques et politiques retrouvent le sens des réalités et intègrent dans leurs réflexions ce capital indispensable, comme ils le font par ailleurs pour le capital social, financier, foncier, productif …

C’est juste une question d’évidence !
Ci-joint un lien vers un excellent outil de compréhension des relations entre l’entreprise et les écosystèmes, développé par Dervenn : EBEvie

Les commentaires sont clos.