Œtopia, les principes de subsidiarité et de suppléance

Nous connaissons les difficultés de notre monde, sur les plans sociaux, économiques ou écologiques, localement ou globalement. La réaction habituelle est d’espérer un sauveur qui prendrait les rênes des institutions pour nous gouverner, nous permettant de continuer notre vie sans souci. Les institutions semblent être la seule bouée de secours, alors que nous constatons chaque jour leur incapacité à trouver des solutions opérationnelles. Ce n’est d’ailleurs pas un reproche, juste un fait. Car il faut enfin comprendre que notre avenir nous appartient, et que nous ne pouvons le confier à d’autres. Nous ne sommes pas des esclaves d’un système, mais des hommes libres, capables d’agir par nous même.

Dès lors, au lieu de nous indigner ou de nous révolter contre un ancien régime à bout de souffle, en attendant un leader charismatique qui n’arrive pas, agissons ensemble et à notre niveau pour construire le monde que nous souhaitons.

C’est le principe de subsidiarité, qui est à la base d’Œtopia : ce sont les plus petits échelons, ayant la connaissance du terrain, de la réalité, de la vie quotidienne… qui ont les éléments nécessaires pour agir. La seule question à se poser est de savoir ce que nous voulons faire ensemble, puis de nous mettre en marche. C’est à la société réelle, et non aux principes philosophiques, qu’il appartient de décider de la société de demain.

Il n’y a pas de critiques des institutions en place, juste le constat qu’elles n’ont plus les moyens ni la légitimité pour construire mon avenir. Elles ont un rôle déterminant et essentiel, qui est celui de la suppléance, c’est-à-dire qu’elles peuvent et doivent accompagner les initiatives de terrain pour aplanir les obstacles et nous donner les moyens nécessaires à la réussite.

Le principe de subsidiarité est une des raisons principales de la fondation d’Œtopia : développer les actions pour construire l’avenir, et mettre en relations celles et ceux qui comptent plus sur les actes que les paroles.

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