Sommes nous trop nombreux sur Terre ?

La surpopulation est très souvent avancée comme la cause de tous nos maux : nous sommes trop nombreux pour la planète, trop nombreux pour une économie moderne. Il est intéressant de constater que les deux extrêmes, technicistes et ultra-écologistes développent le même argumentaire, sans jamais d’ailleurs s’interroger sur la légitimité et la moralité des moyens à mettre en œuvre pour réduire la population.

L’observation objective des faits nous montre que le nombre n’est pas le problème, mais que ce sont les modes de vie et les modes de consommation qu’il faut interroger. Nous sommes très certainement trop nombreux pour continuer le gaspillage actuel, et même en réduisant la population de moitié, nous ne pourrions résoudre ce problème. L’argument du nombre est donc un leurre pour dissimuler l’essentiel. Même s’il est sage de concevoir un équilibre démographique, le véritable problème ne se trouve pas là. Ceux qui prétendent vouloir réduire la population essaient simplement de préserver leurs propres acquis pour ne pas les partager avec d’autres.

Nous sommes en effet 20% de la population à consommer 80% des ressources, et nous jetons plus de 30% de ce que nous produisons. Nous serions dès aujourd’hui capable de nourrir et faire vivre convenablement la population mondiale même en baissant la production.

C’est bien dans les valeurs, dans la solidarité et le partage que se trouvent l’avenir de nos sociétés, et non dans la violence pour conserver nos modes de vie. Interrogeons nous sur une juste et vraie métamorphose avant tout, même s’il est sans doute plus pratique de vouloir exterminer nos semblables !

Toute l’énergie consommée à s’indigner de la démographie n’est pas utilisée à trouver des systèmes compatibles avec les systèmes vivants.

Ne nous trompons pas d’objectif, et commençons à agir à notre niveau.

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