ZAD toujours… Et si on développait et multipliait les ZAD (mais d’un autre type…) ?

Une nouvelle ZAD à Rennes

C’est le printemps : faisons fleurir les ZAD. Nous vivons une période magnifique, où nous pouvons reprendre notre liberté pour construire le monde de demain.

Une nouvelle ZAD est en cours de déploiement au nord de Rennes. Sa localisation est encore secrète, mais les premiers aménagements de gourbis ont commencé, sans opposition à ce stade. Nous vous en dirons plus ultérieurement de ce territoire libéré

Cette autre ZAD a cependant peu à voir avec Notre Dame des Landes, qui s’obstine dans la violence avec une studieuse application des deux côtés. Je ne parle pas de l’État, qui fait ce qu’il peut (mais peut peu malheureusement) pour essayer d’arbitrer entre ces trublions et faire respecter le droit (merci au passage), mais de ces deux camps qui sont les deux faces d’une même médaille de la confrontation et du rapport de force… finalement à l’opposé de la logique des systèmes vivants basés avant tout sur l’équilibre, l’harmonie et la coopération dans la diversité.

Arrêtons les violents

Le côté pile veut persévérer dans une agriculture dont la finalité est la maximisation du profit, en théorie pour tout le monde, mais dans la pratique pour un nombre de plus en plus restreint. Ce modèle économique à bout de souffle continue de prétendre que les richesses créées pour (et par) les puissants profiteront aux humbles, mais depuis trois siècles que nous attendons la terre promise (depuis Mandeville 1705), le bien commun s’amenuise, et le principe de la destination universelle des biens de la terre est de moins en moins réel. Depuis l’abandon du projet d’aéroport, ils revendiquent l’annexion des terres pour les incorporer dans l’homogénéité et la pauvreté biologique et sociale des territoires d’aujourd’hui.

Mais le côté face est du même tonneau, justifiant leur violence par la brutalité du modèle adverse (et ça peut durer longtemps à dire « maîtresse, c’est eux qu’ont commencé »…). Ils recyclent les vieilles outres de la lutte des classes qui a été la cause de millions de morts. La paix est un bien trop précieux pour prendre des risques dans un pays déjà tendu. Ils oublient aussi un peu vite que l’État de droit qu’ils combattent par leur attitude est précisément ce qui leur permet d’exprimer librement leur opinion. A terme, c’est leur propre liberté qu’ils détruisent, à moins de se retrouver du bon côté de la dictature qu’ils finiront par provoquer. Mais peut être est-ce là le but caché ?

Ne nous trompons pas : je ne parle que des deux minorités, qui malheureusement mènent le bal. Il existe de chaque côté des barricades une majorité de citoyens que finalement tout rapproche mais qui sont radicalisés par les agitateurs des deux bords.

Une seule solution : la révolution.

Ainsi, lorsque je vous parlais de ces nouvelles ZAD à construire, il ne s’agit en aucun cas d’une « Zone A Défendre » ou d’une « Zone A Détruire », mais d’une « Zone d’Avenir Diversifié », ou différentes visions et modes de vie DOIVENT se côtoyer sans se confronter. C’est une nécessité du monde à naître, à NDDL et partout en France.

La relation dans la diversité régit le fonctionnement de la vie depuis 4 milliards d’années, et vouloir imposer un modèle unique  – conventionnel ou alternatif – comme les deux camps fanatiques veulent le faire est une aberration. L’abeille ne demande pas à la fleur de vivre comme elle, car c’est bien leur complémentarité qui est à la base du fonctionnement de la pollinisation.

Il est temps de ne plus laisser la parole aux extrémistes, et de valoriser la paix.

Nous avons décidé de libérer nos territoires de cette logique de violence dans laquelle les fanatiques veulent nous entraîner.

ZAD vivra, pour la paix !
Pour ne plus être le jeu des manipulateurs, c’est le moment de créer nos Zones d’Avenir Diversifiés.

Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de cette nouvelle ZAD…

Vive la Vie !

A propos Patrice Valantin

Patrice Valantin a une première carrière d’officier, en particulier à la Légion étrangère, puis d’entrepreneur. Fondateur de l’entreprise Dervenn en 2002, spécialisée en travaux et études de génie écologique, il la quitte en 2016 pour créer l’entreprise Reizhan, dont l’objectif est simplement la révolution par l’économie vivante. Il est également le directeur du parcours IRVIN et le président d’Oetopia

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