La 3ème révolution

Mis en avant

En apprenant à maîtriser les cycles de la Vie, l’homme a fait une première révolution, celle de l’agriculture, il y a 8000 ans.

En comprenant comment apprivoiser l’énergie stockée par la Vie depuis des millions d’années, l’homme a fais une deuxième révolution, celle de l’industrie, il y a 200 ans.

En découvrant comment concilier son avenir avec celui de la Vie, l’homme conduira sa troisième révolution, celle de la Vie, et c’est aujourd’hui.

Plus de détail sur cette aventure dans le livre Oetopia



Un combat de libération, pour et par la vie et les systèmes vivants

Mon expérience d’officier et d’entrepreneur en génie écologique m’amène à ce constat : notre société est en guerre contre les systèmes vivants et le bien commun, pour satisfaire nos propres égoïsmes et notre individualisme. Cette guerre n’est pas virtuelle, et sa réalité s’impose à nous par ses conséquences quotidiennes : destruction des écosystèmes, pollutions, désertification, famines, conflits, migrations ou terrorisme sont les fruits du combat mené par une petite partie de l’humanité pour s’approprier le bien commun à son seul profit.

Nous sommes aujourd’hui à l’heure du choix. C’est une période extraordinaire et pleine d’espérance où nous pouvons reconquérir notre liberté et reprendre un chemin de paix par l’harmonie avec les systèmes vivants.

Mais on ne mène pas un tel combat avec des discours, des intentions ou même de bonnes pratiques qui ne servent que l’illusion de notre bonne conscience. Nous ne monterons à l’assaut pour la reconquête du bien commun qu’avec une vraie stratégie, dont découlent des tactiques et des modes d’action.

Il convient en premier lieu de définir contre quoi et pourquoi nous combattons. Notre adversaire n’est pas l’homme moderne, ni telle organisation ou telle société, mais simplement l’idéologie qui fonde notre modèle actuel, prétendant que la finalité de toute personne, physique ou morale, est la maximisation de son profit. Le système économique qui découle de cette vision biaisée du rôle de l’homme sur terre a ainsi un objectif avant tout financier, basé sur la compétition perpétuelle pour la croissance de richesses matérielles. Comme l’avait théorisé et souhaité Mandeville en 1705, qui a été repris ensuite par Keynes et la plupart des économistes avec des formulations différentes, c’est bien la cupidité qui régit les comportements de notre société, et c’est précisément là que se trouve l’ennemi de la vie et du bien commun. N’espérons pas changer les conséquences sans s’attaquer aux causes. Plutôt que la révolte qui ne mène qu’à la violence, choisissons la voie de la construction pour simplement tracer une nouvelle route. Il suffit de récupérer les commandes pour reprendre le contrôle de la machine.

Les institutions actuelles, que ce soient celles de l’Europe ou de la République, ne sont pas adaptées à ce combat, et nous devons compter avant tout sur notre force et notre détermination. Ces institutions en fin de cycle ne sont en effet pas libres car inféodées au mode de pensée technocratique et financier. Elles peuvent sans doute gérer le bien public et ralentir l’œuvre destructrice de la cupidité, mais pas réorienter le système dans un nouvel équilibre avec le bien commun. Elles ont cependant le choix d’accompagner cette bataille, de la soutenir et de l’appuyer en réformant ainsi leur fonctionnement.

Nous ne sommes pas seuls : nous avons la puissance de la vie comme principale alliée. La contemplation des systèmes vivants nous enseigne depuis le début de l’humanité que la véritable croissance se fait par les relations et les échanges, le don et le partage, dans la diversité et la complémentarité. La vie est un manuel opérationnel qui capitalise 4 milliards d’années d’expériences et d’innovation, dans lequel nos anciens ont lu et appris, et que nous pouvons nous réapproprier. Sortons simplement du milieu d’un système devenu fou pour ne pas prendre part à ses vices, et nous concentrer sur les richesses de la vie et de l’humanité.

Non ! La finalité de l’économie n’est pas la recherche du profit, ce n’est qu’une déviance moderne et matérialiste. L’objectif de l’économie est la co-création de valeur avec les systèmes vivants, par la recherche du Bien par le Service et l’échange de biens et de services, puis la juste répartition de la valeur créée. C’est l’économie vivante des territoires, qui a accompagné l’humanité depuis la première révolution agricole du néolithique. L’économie vivante est bio-inspirée et donc compatible avec la vie, car elle a comme moteurs la diversité et la coopération. Le bon équilibre avec le bien commun est ainsi la cause et la conséquence du fonctionnement d’une société recréée sur les principes fondamentaux des systèmes vivants.

Ce que je décris ici n’est pas un souhait ou un rêve, mais ce qui advient chaque jour. La révolution pacifique et bienveillante de la vie est en marche, et c’est avant tout une question de choix individuel et personnel que d’y prendre part. Il faut d’abord combattre en nous-mêmes ce que nous sommes prompts à condamner dans cette société ou chez nos politiques : l’égoïsme, la recherche du confort et du pouvoir, la lâcheté, le refus de lutter… La révolution commence par la vertu individuelle, et cela crée chaque jour la force du changement, et la mutation collective se fait par la réforme des personnes et le partage de valeurs communes : honneur, fidélité, courage, loyauté, solidarité… C’est aussi une aventure d’entrepreneurs, car ce sont eux qui font l’économie, et non les politiques. Les entrepreneurs sont libres de leurs modèles, ce n’est qu’une question de choix.

Je suis confiant et optimiste car la bataille est engagée, par de multiples actions d’économie vivante qu’il suffit de mettre en relation pour accélérer la transition vers une société en harmonie avec les systèmes vivants et le bien commun. L’innovation sociale est en marche partout en France, en particulier dans l’agriculture, pour ne pas laisser les fruits de la terre et du travail des hommes à la seule logique de rentabilité financière.

Comptons sur nous-mêmes, ainsi nous ne serons pas déçus ! Nous allons sans doute prendre des coups — c’est la guerre — mais la mission est sacrée et le combat en vaut la peine, surtout lorsqu’il apporte tant de richesses dans les échanges. La révolution de la vie ne dépend que de notre détermination et de notre engagement. Ce n’est vraiment pas une révolte, mais l’élan vital d’un peuple joyeux qui souhaite un avenir rayonnant.

Le réchauffement climatique n’est pas un problème

Non, le réchauffement climatique n’est pas un problème.  En effet, lorsque j’ai de la fièvre, je ne m’inquiète pas de l’augmentation de la température en elle-même mais de ses causes : infection, virus, parasite… et c’est cela que je vais soigner.

Le réchauffement n’est pas un problème, mais la conséquence d’un problème ! En organisant des conférences de tout niveau sur ce sujet, on se focalise sur des points techniques liés à des tonnes de carbone ou des dixièmes de degrés sans porter attention au mal qui ronge notre société. Le réchauffement climatique est une muleta que l’on agite pour attirer l’attention de la bête (c’est à dire le peuple) et le neutraliser par la peur pour qu’il se réfugie dans les bras accueillants de ceux qui vont le protéger de cette température excessive… en oubliant de préciser qu’ils sont souvent responsables de cette augmentation. Malin !

Je ne nie pas la réalité des changements climatiques mais j’affirme que le combat n’est pas là. La cause est avant tout anthropologique en raison d’une société qui promeut l’individualisme et la cupidité (c’est-à-dire la maximisation du profit) comme finalité suprême pour chacun (entreprise comme citoyen). Le bien commun, que ce soit les systèmes vivants ou le climat, ne peut que très logiquement se dégrader.

Einstein disait « on ne peut résoudre les problèmes d’aujourd’hui avec le mode de pensée d’aujourd’hui, puisque c’est le mode de pensée d’aujourd’hui qui engendre les problèmes d’aujourd’hui ». « La folie, c’est agir de la même manière et espérer un résultat différent ».

Concentrons notre énergie sur les causes et non les effets. L’économie vivante développée par Œtopia a pour objectif de modifier en profondeur la finalité du modèle économique, préalable indispensable pour espérer diminuer les crises de notre jeune millénaire : déséquilibre des systèmes vivants, migrations, violences, pollutions, famines… mais aussi le réchauffement climatique.

Vive la Vie !

Œtopia, les principes de subsidiarité et de suppléance

Nous connaissons les difficultés de notre monde, sur les plans sociaux, économiques ou écologiques, localement ou globalement. La réaction habituelle est d’espérer un sauveur qui prendrait les rênes des institutions pour nous gouverner, nous permettant de continuer notre vie sans souci. Les institutions semblent être la seule bouée de secours, alors que nous constatons chaque jour leur incapacité à trouver des solutions opérationnelles. Ce n’est d’ailleurs pas un reproche, juste un fait. Car il faut enfin comprendre que notre avenir nous appartient, et que nous ne pouvons le confier à d’autres. Nous ne sommes pas des esclaves d’un système, mais des hommes libres, capables d’agir par nous même.

Dès lors, au lieu de nous indigner ou de nous révolter contre un ancien régime à bout de souffle, en attendant un leader charismatique qui n’arrive pas, agissons ensemble et à notre niveau pour construire le monde que nous souhaitons.

C’est le principe de subsidiarité, qui est à la base de la Constitution d’Œtopia : ce sont les plus petits échelons, ayant la connaissance du terrain, de la réalité, de la vie quotidienne… qui ont les éléments nécessaires pour agir. La seule question à se poser est de savoir ce que nous voulons faire ensemble, puis de nous mettre en marche. C’est à la société réelle, et non aux principes philosophiques, qu’il appartient de décider de la société de demain.

Il n’y a pas de critiques des institutions en place, juste le constat qu’elles n’ont plus les moyens ni la légitimité pour construire mon avenir. Elles ont un rôle déterminant et essentiel, qui est celui de la suppléance, c’est-à-dire qu’elles peuvent et doivent accompagner les initiatives de terrain pour aplanir les obstacles et nous donner les moyens nécessaires à la réussite.

Le principe de subsidiarité est une des raisons principales de la fondation de l’Etat Libre et Indépendant d’Œtopia : développer les actions pour construire l’avenir, et mettre en relations celles et ceux qui comptent plus sur les actes que les paroles.

Sommes nous trop nombreux sur Terre ?

La surpopulation est très souvent avancée comme la cause de tous nos maux : nous sommes trop nombreux pour la planète, trop nombreux pour une économie moderne. Il est intéressant de constater que les deux extrêmes, technicistes et ultra-écologistes développent le même argumentaire, sans jamais d’ailleurs s’interroger sur la légitimité des moyens à mettre en œuvre pour réduire la population.

L’observation objective des faits nous montre que le nombre n’est pas le problème, mais que ce sont les modes de vie et les modes de consommation qu’il faut interroger. Nous sommes très certainement trop nombreux pour continuer le gaspillage actuel, mais même en réduisant de moitié la population, nous ne résoudrions pas le problème. C’est donc un leurre pour dissimuler l’essentiel. Même s’il est sage de concevoir un équilibre démographique, le véritable problème ne se trouve pas là. Ceux qui prétendent vouloir réduire la population essaient simplement de préserver leurs propres acquis pour ne pas les partager avec d’autres.

C’est bien dans les valeurs, dans la solidarité et le partage que se trouvent l’avenir de nos sociétés, et non dans la violence pour conserver nos modes de vie. Interrogeons nous sur une juste et vraie métamorphose avant tout, même s’il est sans doute plus pratique de vouloir exterminer nos semblables !

Toute l’énergie consommée à s’indigner de la démographie n’est pas utilisée à trouver des systèmes compatibles avec l’Oïkos.

Ne nous trompons pas d’objectif, et commençons à agir à notre niveau.

Nous sommes sur le même bateau

Toute notre énergie est utilisé à philosopher sur les causes du drame et les responsabilités des uns et des autres, alors qu’il faut se mettre en marche avec détermination.

L’ancien régime agonisant est rongé par ses divisions internes, ses dogmes et ses idéologies, et ceux qui devraient travailler dés aujourd’hui passent leur temps à disputer de thèses théoriques.

C’est pour cela que nous ne pouvons malheureusement plus attendre grand-chose de cet ancien régime, englué dans ses débats stériles.

Lorsqu’un bateau est dans la tempête, il ne s’agit plus de parler, mais d’agir, chacun à son poste. Nous sommes sur le même bateau, et l’urgence est à l’action pour sortir du gros temps. Nous aurons bien le temps de chercher les responsabilités plus tard (bien que cela n’aura plus beaucoup d’importance lorsque nous ferons de nouveau route avec sérénité).

L’objectif d’Oetopia est avant tout d’agir, et d’être jugé sur des résultats, en respectant nos valeurs de dignité, d’honneur et de respect.

Chacun à son poste, et à la manœuvre !

Croissance verte ou décroissance ?

Chacun s’accorde à reconnaître que la destruction du capital naturel a des conséquences sociales désastreuses, que nous constatons dés aujourd’hui. Les grandes conférences internationales, auxquelles participent aussi le monde économique, ne cessent de proclamer l’état d’urgence et cherchent des solutions pour la destination universelle des biens de la terre.

Aujourd’hui, si tout le monde est en général acquis à la nécessité d’agir, seules deux grandes idées sont professées : la décroissance ou l’économie verte.

Aucune des deux n’aborde cependant la réalité, car elles ne cherchent pas à changer le modèle, mais simplement à en atténuer ses effets, comme s’il suffisait de quelques réglages pour résoudre un problème de cette dimension. Les deux théories sont identiques dans leur fondement, restant sur le même modèle de société où la toute puissance de la raison humaine permet d’ordonner le monde. Ce ne sont pas des solutions systémiques : elles ne proposent pas d’autre système.

Il est évident que la croissance a des limites et qu’il faudra sans doute diminuer le prélèvement des ressources, et aussi, par des technologies innovantes, atténuer les effets de l’activité humaine sur la biosphère. Mais ce ne sont que des outils, et non des solutions globales. Il est indispensable de chercher une vision beaucoup plus systémique – dans laquelle ces outils auront très certainement chacun une raison d’être – mais nous devons cesser de les considérer comme une solution certaine à notre problème actuel.

Il est en effet illusoire d’espérer contraindre la Vie à des logiques humaines. Elle existe depuis des milliards d’année, et aura toujours sa dynamique propre. L’adaptation indispensable de l’humanité dans les logiques naturelles n’est pas un principe philosophique, mais une nécessité biologique : la Vie n’est pas un matériau. Nous en sommes dépendants, et même si souvent nous l’adaptons à nos besoins, nous ne la maitrisons jamais totalement. Nous ne savons pas vraiment ce qui est bon ou mauvais pour la Vie, car nous manquons de connaissance sur le fonctionnement même du vivant.

Les solutions proposées aujourd’hui, même les plus extrêmes, interrogent rarement le modèle, et se contentent de corrections marginales.

La solution est donc à rechercher dans l’intégration écologique de nos modèles : non pas mettre un peu d’écologie dans un système, mais intégrer le système dans l’écologie. C’est donc un regard résolument neuf et tourné vers l’avenir, qui permettra de créer les nouveaux outils dont nous avons besoin. Cela ne signifie pas abandonner la technologie et les progrès passés, bien au contraire, mais de les sublimer en les rendant compatibles avec la Vie, avec l’Oïkos : c’est l’œcompatibilité. Commençons par quitter nos oripeaux d’ancien régime qui nous empêchent d’avoir l’imagination nécessaire. L’innovation d’Œtopia sera avant tout sociale, car c’est en repensant nos organisations et leur gouvernance que le chemin s’ouvrira. Les castes et les dogmes infestent beaucoup trop les institutions de l’ancien régime pour qu’il soit possible d’avancer. Décroissance et croissance verte en sont les parfaits exemples : des outils au service d’intérêts particuliers, qu’ils soient écologiques ou financiers.

En s’inspirant du fonctionnement des écosystèmes pour son organisation, Œtopia veut retrouver une dynamique positive qui débouchera fort logiquement sur les nouveaux modèles et les nouveaux outils recherchés : économie de fonctionnalité, économie circulaire, bio-inspiration, biomimétisme, intelligence collective… Les modèles économiques s’adapteront si nous commençons par changer notre regard sur l’avenir, sans chercher à reconstituer le passé. La révolution commence ainsi par une attitude culturelle et psychologique, qui laissera la décroissance et l’économie verte en arrière pour créer l’économie œcompatible et intégrée dans les écosystèmes.

Y-a-t’il une crise ?

Tout le monde s’agite pour juguler la crise économique ou la crise écologique. Mais est-ce vraiment la bonne attitude ?

En effet, il ne s’agit pas d’une crise économique, mais davantage d’une mutation majeure, car notre système est arrivé au bout de ses illusions. Espérer un retour à une croissance forte en conservant une économie dépendante de ressources maintenant limitées et d’énergie moins disponible et donc plus chère relève du mythe. Nous ne reviendrons pas en arrière, et il est urgent de changer de regard, de se projeter loin devant pour accompagner cette mutation plutôt que de ressortir de vieilles recettes dépassées.

De même il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour la planète et la biodiversité. Des épisodes d’érosion massive des espèces ont déjà eu lieu, et ont permis souvent des évolutions majeures. La vie s’adaptera lorsque les pressions exercées par l’humanité auront cessées, soient parce que nous avons réussi notre mutation, soit parce que nous ne sommes plus là. Les futurs écosystèmes, avec ou sans l’humain, seront certes différents, mais poursuivront l’aventure de la vie sur Terre.

La seule vraie crise est celle de nos relations avec la vie et avec nous même. C’est essentiellement une crise des valeurs, et la conséquence en est une altération du bien-être de l’humanité. En développant des sociétés fondées sur l’individualisme et le repli sur soi même, nous sabordons le moteur même de la société. Il est illusoire de parler d’économie et d’écologie sans partir des fondamentaux qui interrogent sur le sens même de ces mots, et leur finalité. Ne nous trompons pas de combat. Dès lors que nous rechercherons les valeurs fondamentales de l’humanité, à la base de toutes les civilisations, nous pourrons nous mettre en marche sans être aveuglés par ces illusions qui nous entraînent à ne pas nous inquiéter des vrais problèmes.

C’est l’objet même de l’Etat Libre et Indépendant d’Oetopia, qui veut unir les femmes et les hommes volontaires pour continuer à bâtir une société sur la dignité, l’honneur et le respect.

Le capital naturel

L’opposition dogmatique entre l’économie et l’écologie est la plus sure manière de détruire les deux.

Economie et écologie ont pourtant la même racine, Oïkos, le lieu de Vie (Oïkos nomos et oïkos logos, ce mot a aussi donné Œtopia, Oïkos-topos). Seule une vision systémique permet d’optimiser le bon fonctionnement des sociétés humaines dans les écosystèmes, gage de la pérennité de l’ensemble.

Le fonctionnement des écosystèmes produit des services dont nous bénéficions quotidiennement, individuellement et collectivement. Il s’agit des services écosystémiques, véritables dividendes du capital naturel.

On oublie en effet souvent que 40 % de l’économie mondiale dépend directement du fonctionnement du vivant, et que la plupart des entreprises ont des interdépendances fortes avec les écosystèmes. Ces interdépendances sont très souvent occultées par des grilles d’analyse cartésiennes qui ne peuvent en rendre compte, mais elles sont néanmoins réelles. Ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas mesurées qu’elles n’existent pas ! Les écosystèmes ne sont donc pas un vague principe extérieur aux peuples humains, mais bien au contraire le capital naturel sur lequel ces peuples peuvent construire leur avenir et leur bien-être.

L’économie dépend du bon fonctionnement des écosystèmes, et les entreprises sont toutes plus ou moins connectées au vivant. C’est juste une réalité, pas un dogme ni une idéologie.

Il est donc urgent que les gestionnaires économiques et politiques retrouvent le sens des réalités et intègrent dans leurs réflexions ce capital indispensable, comme ils le font par ailleurs pour le capital social, financier, foncier, productif …

C’est juste une question d’évidence !
Ci-joint un lien vers un excellent outil de compréhension des relations entre l’entreprise et les écosystèmes, développé par Dervenn, entreprise d’Œtopia, pour l’Etat voisin (la République Française) : EBEvie

Quelles actions pour la révolution ?

L’intégration écologique de notre société n’est ni un luxe, ni une pensée idéologique. C’est en premier lieu une nécessité sociale et économique. Nous ne sortirons pas des « crises » à répétition sans une profonde réforme du système, par la troisième révolution. L’Etat Libre et Indépendant d’Œtopia a pour objectif de permettre cette intégration écologique, chemin d’avenir pour le bien-être des peuples de la terre.
Mais il est indispensable de sortir des idéologies, des dogmes et des anathèmes pour se concentrer sur la construction de l’édifice. Nous devons être jugés sur nos actes, plus que sur nos idées.

La 3ème révolution n’est pas une révolte, et se veut résolument non-violente. Elle cherche au contraire à éviter les violences que nous constatons tous les jours (violence physiques, sociales, économiques, écologiques…), justement parce que nos modèles ne sont pas intégrés dans les réalités de la Vie sur Terre.

Il est cependant inutile d’attendre de quiconque le signal de l’action. Les « décideurs » et les institutions de l’ancien régime ont déjà largement montré leur inefficacité, c’est donc maintenant à nous, peuples d’Œtopia, d’agir pour réussir. C’est une application du principe de subsidiarité : l’action doit s’initier aux plus petits échelons, car c’est à ce niveau que se situe la réalité sociale. L’économie pourra ainsi être véritablement au service de notre lieu de Vie (Oïkos), de ses habitants, et cesser d’être une machine sans âme ni raison. C’est donc à chacun d’entre nous de s’interroger sur l’action et ses buts.

Je n’ai aucune idée de l’action qui vous concerne, car je me concentre sur mes propres actions, qui sont adaptées à mes enjeux, et ceux de mes voisins.

Il existe cependant un principe fondamental, malheureusement bien souvent absent des politiques démesurées qui nous régissent aujourd’hui : la connaissance de la réalité et des enjeux associés. Les enjeux définissent ce que l’on peut perdre ou gagner, et il est essentiel de se souvenir que l’on ne pourra jamais gagner sur tous les plans. Il y a donc des choix à faire, qui ne peuvent être pertinents que par la connaissance de leurs conséquences. La connaissance de notre lieu de vie est indispensable pour définir les différentes trajectoires possibles : si je choisi de miser sur la Vie plutôt que la technologie, sur l’humain plutôt que sur la mécanique, sur l’échange plutôt que l’idéologie, mon avenir sera différent. Je ne pose pas de jugement de valeur à ce stade : il faut simplement décrire froidement et analyser les conséquences probables de nos actes d’aujourd’hui. Cette recherche honnête et transparente de la connaissance des enjeux nous donnera systématiquement des pistes d’action, adaptées à chacun, rarement universelles, mais toujours contextuelles. Nous n’avons pas besoin de connaitre par avance l’intégralité des actions que nous devrons mener dans les prochaines années, car il faut juste se mettre en marche, et les actions s’enchaineront logiquement, sans dogme et sans peur.

Les actions pour la troisième révolution ne dépendent que de la volonté de chacun de construire une société nouvelle. Si chacun individuellement fait un pas, humblement et sans prétention, la puissance est stupéfiante, à condition que tout le monde fasse ce pas dans la même direction. C’est la finalité même d’Œtopia que de proposer cette direction et d’encadrer la marche en avant par de valeur humaines positives.

Asseyez vous deux minutes, observez, regardez, écoutez, et trouvez votre action, puis mettez vous en marche pour ce premier pas.
Ce blog aura surtout pour objet de mettre en lumière certaines actions pertinentes d’Œtopiens un peu en avance, non pas pour qu’ils soient imités strictement, ce qui serait contraire au principe de subsidiarité, mais pour qu’ils inspirent les actions des autres.

En avant !