NOTRE VISION

Une économie réconciliée avec le vivant

Nous vivons une période exigeante, mais pleine d’espérance. Nous comprenons assez le fonctionnement du vivant pour travailler avec lui, et non contre lui. Une chose, au fond, importe : le maintien des équilibres dynamiques du vivant, dont dépendent la sécurité, la santé et le bien-vivre de l’espèce humaine.

Changer de regard avant de changer d’outil

Au fond, il n’y a pas de problème de biodiversité : la vie a toujours su rebondir. Il y a un problème de relation, la nôtre, avec le vivant dont nous dépendons. C’est une bonne nouvelle, car ce que nous avons à changer, c’est nous-mêmes.

L’énergie collective se porte aujourd’hui sur la production de nouveaux outils, indicateurs et labels. C’est utile, mais c’est chercher la solution là où elle n’est pas. Un homme cherche ses clés sous un lampadaire, non parce qu’il les y a perdues, mais parce que c’est là qu’il y a de la lumière. Le vrai sujet n’est pas le manque d’outils : c’est le changement de regard. Sans lui, le reste ne reste qu’une suite de bonnes pratiques.

S’inspirer du vivant

Économie et écologie partagent une racine grecque : oïkos, la maison commune. Oïkos-nomos, la gestion de la maison, a donné l’économie ; oïkos-logos, sa connaissance, a donné l’écologie. Les deux parlent de la même maison. La vie capitalise quatre milliards d’années d’expériences selon deux principes constants : la relation et la diversité. Coopérer dans la diversité garantit la créativité, l’efficacité et la capacité d’adaptation. La finalité de l’économie n’est pas la maximisation du profit, mais la co-création de valeur avec les systèmes vivants, puis sa juste répartition.

La capacité d’adaptation, pour les territoires et pour l’humanité

Restaurer la capacité d’adaptation d’un territoire, c’est lui rendre les moyens d’absorber les chocs et de se réorganiser sans perdre son identité. Cette capacité vaut aussi pour les hommes : une humanité fractionnée et isolée s’adapte mal. Retrouver des communautés humaines de confiance, c’est restaurer la capacité d’adaptation de l’humanité elle-même.

À l’échelle des territoires : la méso-économie

Entre la micro-économie locale, souvent marginale, et la macro-économie financiarisée et mondiale, il existe un niveau oublié : celui des provinces et des bassins de vie. C’est la méso-économie, l’échelle des écosystèmes humains, là où une économie vivante peut réellement s’enraciner. C’est à cette échelle que se bâtissent les territoires de vie et d’humanité.